Précisions :  Le texte intégral et premier avec toutes ses fautes et ses commentaires peut être lu sur ce lien (blog overblog)

01/08
Je vais donc essayer de raconter « en direct live » un petit périple cycliste de Bouchemaine à la vallée du Haut-Douro au Portugal.
Soyez indulgents, tout sera envoyé depuis mon iPhone et sera dépendant de ma fatigue, de mon humeur, du degré de charge de l’appareil et des engagements d’Orange pour la partie hispano portugaise.

Ce soir le vélo est prêt.
Reste à faire le tri pour ne pas trop remplir les sacoches.
Le parcours semble correct (je viens de le vérifier une nouvelle fois)

Sauf tempête, départ lundi matin direction le pays basque en passant par Royan et les Landes.
Ensuite, si tout va bien, le chemin de St Jacques en partie et un peu après Burgos, cap au sud ouest pour atteindre le Haut Douro au plus court.

A lundi, pour le premier résumé (peut-être !!!)

03/08

Normalement quand on va vers le sud, on dit que l’on descend. Sur la carte, on va bien vers le bas. Ce n’est pas vrai entre Bouchemaine et Fontenay le Comte. 138 km de toboggan entre le Layon, le Choletais et le bocage vendéen. Et pas grand chose d’intéressant à voir en dehors d’un joli village médiéval 30 km avant Fontenay.
Bon, je parts déguster le repas du gîte ou j’ai trouvé refuge. Bonne soirée à tous. Demain, direction Royan 96 km plats puis le bac.

04/08 le vent est toujours de face
La journée a démarré avec deux points défavorables: la chaleur pas prévue hier (bravo la météo ) et un joli vent de face !! De plus l’étape était plus longue que prévu , 127 km pour Royan. Bilan: 5 litres d’eau utilisés en boisson et arrosage, 5 minutes passées sous un arrosage agricole qui mouillait surtout la route (nous étions 3 cyclos à papoter sous cette douche bien fraîche), et des paysages un peu tristounet avec de longues, longues lignes droites. A partir de 15h, j’ai commencé à chercher un gîte, tout était plein. 2 solutions, prendre le bac et chercher très tardivement, ou prendre le premier truc ouvert . Bonne pioche, camping 4 étoiles , piscine, resto, place de 100m2 toute ombragée. Le rêve. Demain direction Salles.

05/08 Le passage du bac, c’est réglementé

Le passage du bac, qui devait m’avancer, va me coûter la journée . Arrivé à 8h30, de l’autre coté à …. 11h30 pour 30 minutes de traversée mais un cerbère à l’entrée. En effet,alors qu’un bateau était en attente d’accostage, refus de me donner un ticket : le bateau est plein ! « pour les vélos ? » non, pour les voitures évidemment  » mais je suis en vélo !! » ce sont les voitures qui comptent !!! Rien à négocier : journée à moitié foutue et aucune envie de rouler sous le cagnard .Arrêt à 13h dans une petite auberge à Vendays : pour 20€, badoit comprise, gaspacho, moules marinières, filet de merlu délicieux et glace.

J’attends un peu pour repartir ….. À moins que je restes là !!!

En fait la journée se termine par une demi étape , arrêt à hourtin ville. Pas vraiment la crise sur cette partie de la cote, tous les campings sont pleins, les hôtels et chambres d’hôtes idem. Faut pas laisser passer l’occasion. Donc, pas d’effort inutile, et repos dans un petit hôtel avec piscine en terrasse. On verra demain pour avaler des km surtout si la température baisse un peu.

06/08 Les Landes

150 km de faits ce jour, les 120 premiers de mon fait, les suivants à la recherche d’un toit. Crise ou pas crise, TOUS les hébergements possibles sont réservés pour le mois. la journée a été couverte, pas trop chaude.

Déjeuner à Salles et arrivée un peu avant onesse dans un gîte déjà complet mais le prioritaire agriculteur a bien voulu que je plante la tente au fond du jardin: ce qui l’embêtait, c’est qu’il allait me réveiller le matin avec le bruit du tracteur !! De plus , les occupants du gîte m’ont invité à dîner. Association qui prend en charge en vacances des handicapés cérébraux adultes qui étaient ravis d’avoir un invité.

07/08 Pays Basque

Toute là journée sous un temps couvert et un vent de face qui a la délicieuse idée de forcer sur la fin. Les raidillons du pays basque ne sont pas une légende . Certains seront montés en poussant le vélo.

J’avais prévu d’ être à St jean pied de port le vendredi soir: manquent 25 km. Logé cette nuit chez l’habitant. Nuit complète de 21h30 à 8h !!!! Et tout à l’heure, l’Espagne !!

08/08 Découverte de l’Espagne

Ce matin j’ai hésité longuement entre jour de repos (les pros en font) et départ . Et bien pour une journée de « brouillard » …. Étape toute en montée (55 sur 60) d’abord sous un ciel couvert, puis une brume qui mouille un peu et de plus en plus en montant nécessitant de sortir tout l’attirail de pluie à plus de 15 km du sommet (soit 2h de montée). Pas de paysage pittoresque au sommet , même du mettre la lumière !Echaudé par les 3 dernières recherches pour coucher, je demande au premier hôtel à Burgette s’il a une chambre un peu pour tâter le terrain : c’est oui !!!! Je reste .

Les espagnols parlent vite, Ils parlent fort.
La vie semble moins chère. Cette am, un thé avec une belle part de tortillia aux pommes de terre = 2 €. repas de ce soir pour 14€ soupe magique, truite à la navarraise, crème anglaise « de la mason » , tinto (13%) 75 cl pour moi pas tout à fait finie.
Il fait froid.
Il y a une ambiance un peut spéciale tout le monde parle du « camino », d’un groupe très branché à un couple totalement bloqué. Pour le moment les lecteurs du blog sont passifs, alors à vous de cogiter : truite à la navarraise ? Quelle célébrité mondiale du siècle dernier venait régulièrement dans cet hôtel ? Réponses demain

09/08 Du froid au chaud puis presque très très très chaud

Bon, les bonnes réponses ont été vites données, et il n’y a rien à gagner.
Départ 08h30 par 3 degrés plus vent plus pluie. Les deux premiers cols sont complètement bouchés et de nombreux pèlerins préfèrent suivre la route. Il y a presque bouchon. Et ça discute, et ça papote. Pas mal de cyclos aussi (souvent en couple) aussi chargés que moi et pas plus rapides. En plus je prends de l’avance dans les descentes et quand ils font le tour des églises. Petite omelette à 13h et arrêt au camping d’irache avec 28 et un vent d’ouest, donc de face. Le camping est en fait un lot de petites maisons bois et au fond un rectangle caravanes tentes entrebriquées le tout sans un arbre et sur un sol dur comme de la pierre. Heureusement prêt d’un maillet. En 10 minutes, déjà 3 personnes se sont pris les pieds dans les fils de tente. Ca passe dans tous les sens. Puis tout à coup tout s’accélère … Je comprend vite : El fuego. Le vallon à 2 km est en feu et le vent vient vers nous. Pendant que tout le monde s’exite, je remets toutes mes affaires dans les sacoches et prédemonte la tente. Il faudra 5 passages d’ helico et autant de minicanadair pour éteindre. Ils ont même fait un passage préventif sur le camping et le centre de vacances à côté, si bien que tout est trempé. Mais plus de feu.

Donc ce camping est en fait au milieu de plusieurs centres de vacances plus ou moins huppés. On fait facilement la différence à la hauteur du grillage qui les sécurise. Celui du camping est moins bon que celui de la piscine de bouchemaine. Et tout ce monde se retrouve dans le restaurant en face, énorme salle pseudo moderne années 90 dans un brouhaha incroyable. J’ai l’impression que les gens viennent juste pour être ensemble et se moquent complètement de ce qui est proposé comme nourriture. Tout est frit. Même l’entrecôte. En plus un écran géant passe un match de foot. Et du populo en Marcel au cravaté prétentieux, tout le monde regarde le match et hurle. Incroyable .

10/08 8ème jour
856 km de faits. Toujours une demi à une journée de retard. Mais le relief, c’est le layon tous les jours sur 100 bornes avec toujours ce maudit vent de face.
La nuit précédente a été calamiteuse pour la recup, le camping ne s’étant endormi qu’à 01h, et quand je dis endormi, je ne parle pas des éructations nocturnes, des enfants qui hurlent, des ébats amoureux (tout cela pouvant être concentré dans la même tente voisine), la vie quoi.
Je me suis vengé lâchement à 06h30 en faisant le maximum de bruit ce matin. Non mais. Camping espagnol fini sauf urgence.
Sinon journée fatigante, relief,vent, fatigue, amplitude de température (6 à 35), mais réconciliation avec les auberges (le truc d’hier c’est nul!!!). Repas à viana ou le garçon s’est mis en quatre pour m’expliquer le menu, idem pour ce soir à Badordan (erreur pour Dominique = + 4km). Logement dans un « habitationes » , +-chambre d’hôtes liées à un resto. Et idem pour le resto du soir, chaque fois un repas complet pour 10€. et en plus ce soir le « tinto » venait d’un producteur local.. Un délice , pas fini la bouteille, mais ….
Sinon souvent dans ces petits resto, beaucoup d’hommes seuls âgés, repas complet pas cher ?
Nb TVA 7% pour hôtel resto.

11/08 Burgos

C’est attablé à un café chic place de la cathédrale en dégustant une glace que je fais ce billet. Départ dans la grisaille 7 degrés petite pluie et vent de face. Et une montée discrètement progressive qui va me faire passer de 700m à 1200 en passant au sud de l’effrayante N120 (1 accident tous les 5 km d’après un panneau) que Michelin vélo voulait me faire prendre.
Petite route souvent ombragée mais montante pour atteindre un barrage réserve d’eau.
Petite auberge après la montée avec pour 10€ 12 gambas à la plancha, 3 côtelettes d’agneau, un glace … triangle !! (souvenir, souvenir).
A ce propos, les sodas Kas rappellent tout à fait les sodas lemon d’ il y a 45 ans !!! Sauf qu’on les trouvent dans des distributeurs particuliers. 2 questions ce soir, une facile, une plus diff. Quels parfins de glace ai je pris à Burgos ? Comment fonctionne le distributeur de boissons ibérique ? Je vous laisse, les carillons de la Cath se déchaînent, c’est insupportable !!!

Pour le quizz, toutes les réponses ont été données (sauf pour ce soir).

Un aspect que je n’avais pas prévu, ce sont les départs tardifs le matin. En France, 07h30 maxi, ça roule. Ici impossible. 2 raisons: rien d’ouvert avant 08h sinon pas de ptit dej. Et puis à 07h IL FAIT NUIT !!! je suis bien à l’ouest. Ce matin il ne faisait clair qu’à 07h30. Plus l’endormissement à 23h. Sinon, ce qui me gêne le plus, c’est la barrière de la langue. Je ne comprends rien. Sinon la visite de la ville cet am (16h 21h) a été très intéressante. Pour l’hôtel, il est tenu par des séminaristes et il n’y a que des pèlerins purs et durs. Je regrette de ne pas avoir pris le tee chirt du Che que m’avait proposé André.
Enfin, le serveur adore le maillot cycliste de Pise. Il veut me l’acheter. Je lui ait dit qu’il avait une valeur morale et sentimentale pour moi. En fait il est le seul dans lequel je soit à l’aise et il sèche en 2 heures après l’avoir lavé en douce.

11/08 Réponses quizz

Pour la glace, évidemment vanille et citron (au pays de Castille, il y avait une jolie fille qui vendait des glaces vanille et citron, au pays d’ Aragon ….); je pensait que Julien, Loulou ou Dom suz y auraient pensé avant mes parents. Soirée révision Boby Lapointe obligatoire en rentrant.

Pour la deuxième question, il faut reprendre le contexte.
Imaginez un cyclo bien chargé (bagages), fatigué, en ayant assez de l’eau plate infecte( réponse pour juju) tiédasse de ses bidons et qui tombe en au d’une cote sur le distributeur auto ibérique.
Inspecsion, reflecsion, acsion.
Les sujets intéressants (eau pétillante ou coca sont tout en haut et tout en bas).
Envoi de pièce de 1€ qui ressort aussi sec.
Envoi plus sec, qui semble déclencher qq chose.
Tentative de soulèvement de la porte désirée rien essai de diverses mobilisations douces.
rien
decepsion récupérascion € reflecsion (déjà 10 minutes de passées)
nouveau jet de pièce
manipulascions
enervascion et grand coup de point dans la boite du milieu Kas Lemon Gaz ….. Qui tombe….
Stupefacsion et absorbsion d’un breuvage hypergazeifié hypersucré.

12/08 Adios El Camino, Bonjourno el Calor

Départ 08h15 et comme c’est mon dernier jour de camino, je décide de le suivre totalement.(possible d’ après le guide). En fait piste large pas trop caillouteuse sans trop de trous.

Seulement deux types de personnages gênent la progression.
Les champions du monde du vtt qui déboulent à font la caisse.
Et les piétons. Oui les fameux pèlerins. Pas les mêmes que ceux des deux premiers jours (samedi dimanche) ou il y avait un certain nombre de marcheurs. Non, là ils ont tous leur coquille St. Jacques en bandoulière, sont souvent dans un état physique d’épuisement certain, traversent juste devant vous comme les poules, et laissent le long du chemin un nombre de détritus …
Au bout d’une heure je reprends mon circuit parallèle suivi par les cyclos comme moi.
À 13 déjeuner (cette fois 9€ pour salade variée, poulet pour la première fois et … Orange givrée).
Cap au sud à Palencia dans une étuve 38 .
stop la bain de 20 minutes ….. après avoir du ranger le vélo au …. premier étage de l’hôtel.
Visite sympa, mais au ralenti.
Pour André, la cervesia est légère et pas chère (2,5 à 3 € la moyenne = 2 demis).

Deux possibilités ce soir. Option tourisme. Option cyclo. Tout cela à cause de la canicule (il fait encore 32 à cet heure). Je ferais bien l’option tourisme. = aller à Valladolid (38 km) et visite tranquille sinon go sur Zamora. un peut loin si 38. Loulou, toi qui connaît l’Espagne comme ta poche, donne moi une seule raison pour stopper à Valladolid. Tu as 2 heures , resto Wifi et hôtel wifi. Connaissent pas adopi. Dans cette ville, partout internet libre en wifi. Le problème est de choisir sur quel réseau on se branche !!

Donc, comme partout en Espagne (même à Burgos hier), la ville se réveille après 18h. Quand je suis arrivé à 16h, ville fantôme. À 19h, embouteillage piétonnier. Musée d’art moderne très intéressant (ouvert jusqu’à 22h30 !!!). Dîner dans un resto un peu bobo, j’ai déjà fait 3 fois la démo de l’iPhone, et comme le resto est wifi libre, c’est facile. Un peu plu cher que dab (14€), pour gambas à la plancha, entrecôte que je n’ai pas pu finir, triangle et tinto à ….. 14,5% (2 verres seulement et difficile d’ emmener la bouteille).

13/08 Le Portugal demain ?

Me voilà arrivé deux km avant zamora.
Depuis l’Espagne, aucune difficulté pour se loger. A chaque fois, première demande, c’est bon.
Ce matin, je me suis réveillé tard et je ne suis parti qu’à 09h.
Jusqu’à Medina de rioseco (le Rio était tout a fait seco), j’ai revu les images de l’Espagne sèche écrasée par la chaleur avec ses villages en terre. Surprise à Medina (mignonne bourgade) ou je retrouve « El Camino », une branche montante venant du sud … « En cas » de onze heures avec coca et enfin deux poivrons farcis excellents.
Le repas à 13h30 se fera à Villadefrades. D’ abord déception, simple croisement de nombreuses routes sans véritable village. Va falloir pousser pour se sustenter et la chaleur est là. 32. Et puis à gauche une station service qui fait restaurant et en face, dans mon sens, une bâtisse faisant plutôt western et resto. J’entre, gens très sympa, grande salle vide (80 couverts). Et pendant le repas (qui ne traîne pas dans ces officines, le plus long étant de comprendre et passer la commande !!), toute la salle s’est remplie. Et pas seulement des ouvriers agricoles du coin, de tout, familles, touristes, bcbg … Et il n’y a rien autour.
A la réflexion, j’ai bien fait de passer toute cette partie avant 13h, parce que l’après-midi, en plein cagnard, avec en plus tous les vautours qui tournent…
Après Toro, puis Zamora en retrouvant de la verdure et des arrosages agricoles qui eux savent tenir compte du vent. Ils n’arrosent que leur champ. J’ai quand même pris une douche de pluie fine pendant 5 bonnes minutes en rentrant un peu dans un champ. J’étais bien mouillé …. et sec en 30 secondes.
Reste dons une cinquantaine de km pour le Portugal. Je viens de réaliser la distance en regardant une carte d’Europe au motel. C’est une belle balade.

Cela fait tout drôle d’arriver au bout du projet. Et au Portugal, je fais quoi? Même avec le pb de la langue, cela c’est très bien passé. Un « Frances » suivi de « nô abla espagnol » calme le jeu. Evidemment ne pas faire répéter plus de deux fois. Avec « café con lèche » ou « cervesa », l’indispensable est là. Aucune difficulté pour se loger ou manger. A coté de cela, la France c’est nul.
On mange vite, mais pas cher.
Je ne me souvenais pas de la géo nord Espagne . En fait depuis le col de Roncevales, à part pamplune à 400 m, je suis resté entre 800 et 900 avec quelques pics. On dirait une suite d’assiettes empilées les unes à coté des autres sur un bord. On monte un rebord, puis faut plat descendant 30 ou 40 km, on remonte le rebord et on recommence. un vrai stage d’altitude.
Et puis ce soir, emoscion. Le proprio qui n’a pas vu un frances depuis un certain temps, me raconte qu’il a fait ses études à Bordeaux, me sort une bouteille Bordeaux de derrière les fagots et choisit , au grand dam des autres convives, une chaîne télé en français. (arte de 19h30 à 10h30 = passionnant). je lui ait donné adresse et tel s’il revient un jour en France.
Ce n’est pas les vacances au club med. Bon, je vais dormir, j’ai presque envie d’arrêter la.

14/08 14H20

Je déjeune à Torregamones, dernier village espagnol avant le Portugal. Pour le retour, il faudra sortir par une autre route. 50 km de route difficile, donc 25 en travaux. Des redillons entre les nombreux barrages sur le Douro. Tout cela avec le chant des lignes haute tension et des barrières de sécurité . A bientôt pour un flash spécial

YES I CAN 1408 15H35

Je suis donc au premier village portugais. Village curieux, avec sa partie vieux village, déjà différente de l’Espagne et une partie tourisme village frontière très prisée des esp pour les meubles. Faut aimer !!! Rassure toi domi, je ne ramène pas le lit à baldaquin façon moyen âge que j’ai vu. J’avais pourtant réussi à le baisser de 60% si je le prenais de suite (1500 € qd même !!). Ce que je trouve fou, c’est la différence de culture et de mode vie à 2 km près. Ici, idem à Roncevales quand je suis arrivé en Espagne. Faut il unifier ou respecter cela ? (c’est la minute philosifico-scontveux = spécial André). Bon je reparlerais de la journée demain qui sera une journée de repos.

15/08 Journée de repos

Ce soir, après une première visite du vieux village, je dîne dans une toute petite auberge … La seule sûrement ou personne ne parle français !!
Comme en Espagne la télé est la. Le plus drôle, c’est qu’à cet heure il n’y a que trois tables occupées par des touristes et nous sommes tous dans des positions où on ne peut pas la voir!! Ce sont les deux serveuses, le cuistot et le fiston d’un an d’une des serveuses qui en profitent … Et qui suivent.
Première expérience morue .. Bof!
Couché 10h30 (fait encore 30), lever 09h30, d’une traite !!
Visite petites rues et cathédrale en fin de matinée. Erreur fatale. J’étais au frais quasi seul depuis qq minutes, quand 500 personnes sont arrivées en même temps. Et me voilà coincé au 3ème rang (cela me rappelle qq chose, quelle année) pour une messe très spéciale au grand décorum (15 août) avec bénédiction de divers fanions et plusieurs statues du Christ et de Marie qui seront transportées dans la ville (1 heure plus tard !!), le tout avec de très nombreux chants en portugais, souvent assez harmonieux.
Au passage dans la ville, les commerces se ferment qq minutes et rouvrent de suite après. Bon je part manger (pas de morue si possible), sieste puis réflexion sur le parcours retour.

Sentiment mitigé ce soir. Je suis un peu déçu de ne pas aller jusqu’au bout de l’idée de départ, visiter le haut douro. Bien sur j’ai atteint ce fameux haut douro. Mais là je tombe sur une véritable barrière montagneuse trop difficile pour l’équipage lourd vélo chargé et pilote enrobé.
Il vaut mieux être raisonnable. L’accueil portugais a été formidable, même dans une ville en partie dédiée aux touristes consommateurs espagnols. Au niveau commerce, j’ai quand même vu une boutique spécialisée étonnante. Le vendeur doit avoir un bagou terrible pour s’en sortir, vu le vent et la chaleur: il ne vent que ….. des sèche linge !!!
Le ciel est noir ce soir mais pas de pluie. Les nuages ont limité la temp à 32. Demain, je reviens à Zamora et après même parcours mais avec des étapes plus courtes (faire en 10 jours ce que j’ai fait en 6). Le retour envisagé par Bilbao et San Sébastien me semble trop difficile niveau dénivelé . Donc objectif Pamplune, mais sans pression.

16/08 Ne pas avoir de regrets

J’avais dit hier soir mon regret de ce juste « go end quit » portugais. La messe d’hier et le petit village étaient bien typiques, mais le reste sentait trop le commerce frontalier. Et ce matin, le proprio de la penscion me dit que si je veux aller à Torre de Moncorvo, c’est plutôt descendant et une bonne route. Ok pour l’option 2, pour la 1 c’est vrai les 5 derniers km sur 100. Sinon, le paysage était plus vallonné dans sa première moitié, plus aride après. Ce qui gâche un peu, ce sont toutes ses lignes haute tension qui viennent de tous ces barrages sur le Douro. Au moins 5 en 50 km. On retrouve à l’entrée de chaque petite bourgade la station service qui fait épicerie, vente de gaz, bar et restaurant. Le français est moins fréquent qu’hier, sauf … Si la sœur ou le cousin sont en vacances et on les appellent à la rescousse. J’ai donc papoté à 11h avec une personne habitant Champs sur Layon. je n’ai pas pu payer mon Coca (0,50€). Quand personne ne parle ou comprend le français, c’est vraiment incompréhensible . La serveuse m’a donc emmené en cuisine, mais j’ai du mettre le couvre chef transparent plastique qu’elles ont toute. Je vous dit pas le fou rire de toute la salle, du personnel et de moi même en maillot cycliste avec le machin sur la tête !!! Ensuite il a fallu expliquer pourquoi je ne finissais pas le plat gargantuesque (sorte d’excellent bourguignon) qui avait suivi une soupe de légume magique avec des asperges et des épinards frais. Grand moment malgré l’incompréhension du départ. Je suis arrive vers 16h à Torre de moncorvo dans une petite penscion. Sinon, le vent était terrible de face et chaud.

17/08 Le Portugal, vaut mieux y arriver ou en partir par n’importe quel moyen, mais pas en vélo.

Déjà ce matin j’ai mi la pagaille dans la penchsion. J’avais négocié petit dej à 7 h sans penser une seconde que les portugais sont à la même heure que les anglais. Donc à 6h portugaise, je sonne et resonne à la réception. Ce qui m’énerve d’autant plus, c’est qu’il fait assez frais dehors mais chaud dedans. Et que je ne peut pas sortir le vélo alors que j’ai payé la chambre hier soir.
Et heureusement que j’ai pu partir tôt parce que le passage Espagne se fait encore par un barrage avec une route marquée un chevron Michelin alors que le compteur oscille entre 13 et 17% soit 5 km de pousse vélo. En fait sans ces barrages récents, il n’y a aucun passage frontalier simple à ce niveau. Après ce passage hors catégorie, plat ou faut plat léger montant avec petit vent de dos (pas aussi fort qu’hier) qui me permet de faire 120km et d’atterrir dans un petit hôtel sympa dont le proprio est un ancien cyclo pro.
Ce qui fait que je passe une heure dans la piscine ouverte seulement aux VIP !! Seul dans piscine ronde de 15 m, eau à 28!!. Ce qui est 10 degrés en dessous de la temp de l’air.
Je lui demande un resto sympa car son resto est fermé ce soir.
J’arrive dans un truc un peu guindé, avec des serveuses au top du top. Je m’attends au pire.
Et bien, Gaspacho à foison et filet de sole NON PANNE désert et tinto pour 10€.
Et pas de télé. Première fois.
Jusque là, vous avez peut être trouvé que ce blog était un peut trop centré « bouffe ». Mais, du moins en Espagne et au Portugal, les cafés et les resto sont des vrais lieux de vie où les échanges sont bien plus importants qu’une simple commande et qu’une simple consommation. J’ai l’impression qu’on un peu perdu tout cela chez nous.

18/08 début du retour

La journée avait bien démarré avec vent fort dans le dos et j’ai alors un peu forcé pour en profiter, car vers 11h il a stoppé … puis tourné devenant quasi de face et chaud, chaud.
Arrivée à Mendina du Rio toujours aussi sec par 42 degrés.
Premier hôtel à droite à l’entrée , plutôt très chic mais Il FAUT la clim. (la nuit dernière, il faisait encore 30 à minuit et j’ai passé la nuit à me doucher toutes les heures, le temps de me rallonger, j’étais sec !).

Une demi heure dans le bain (au fait, ici les dombes des baignoires ne sont jamais enlevées comme en France, le bain est possible !!), je ressort pour visiter un peu. (très mignonne vieille ville), chaleur étouffante, et le vent forcit encore et apporte de gros nuages noirs et épais. Quelques gouttes énormes mais la temp descend de 15 degrés en quelques minutes et on se croirait la nuit !!
Va falloir sortir la couverture et demain je ne suis pas sur de partir à cause du mauvais temps !!
Bon l’hôtel est super, la serveuse du resto super belle et super classe, le rosé délicieux, le gaspacho un délice ! C’est à en souhaiter un orage de 48 heures !! (j’ai envoyé à André une preuve du régime suivi, on partira à plusieurs la prochaine fois, André, Gérard et moi par exemple !!)

19/08 Quel plaisir de chercher la couverture !

15° à 3 heures ce matin !!

Chercher la couverture dans le placard à l’autre bout de la chambre ! Sentir la fraîcheur qui vous réveille presque ! Non ce n’était pas une allucinascion ! (l’alluscinascion aurait été la serveuse …).

Départ 08h30 vent de dos et 90 km pour se retrouver on El camino.
Mais là, j’ai retrouvé une autre sorte d’illuminés. Les participants de Madrid Geron (Asturies) Madrid. Même distance que PBP, mêmes délais mais 4 cols de plus de 1600 m à faire deux fois, à coût sur 600 km vent dans le nez, et la chaleur.
Le couple avec qui j’ai mangé, deux fois vainqueurs PBP, trouvait cela beaucoup plus dur.
Elle ça allait, lui était dans le rouge. Ils avaient pas mal d’avance sur le délai. Je leur ait conseillé de dormir jusqu’à 18h et rouler cette nuit.
Ils étaient d’ accord.
Ce type de rencontre incongrue me conforte dans l’intérêt de poursuivre encore un peu en vélo.

La soirée de ce soir était plutôt dans l’étude sociologique.
Entre un couple qui affirmait qu’El camino leur avait permis de voir un super lever de soleil dans les Pyrénées (je connais une bonne adresse au dessus de massat ….), un pèlerin qui se signait à chaque plat et chaque fois que j’attrapais mon verre de vin (jamais bu autant de petites gorgées), un autre groupe de 4 français qui à philosophiqué sur El camino …
Il y a une ambiance surprenante. Vraiment très surprenante.
Et il quand même étonnant que le moindre petit hameau sur le chemin ait au moins un ou deux cafés, un ou deux restos voir un hôtel.
Et le couple « couché de soleil » s’est emporté dans la chambre la bouteille de tinto non finie.
D’ ailleurs ce soir que des français dans le restaurant.

J’ai oublié de parler de la fin du parcours ce soir. La semaine dernière les 5 km après ? étaient en construction. Ce jour, ils étaient goudronnés du matin. André , souvient toi d’un périple commun à goudron frais. Le même sur 5 km par 38. Une heure.
Nb: la chaleur actuelle (d’après nombre de locaux, est exceptionnelle. Autant ne pas manquer l’exceptionnel !!!

Deux questions qui m’enervent depuis quelques jours. 19/08

1) tout bête, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la baignoire, pourquoi le rideau de bain vient toujours vous coller à la peau?
2) vous êtes sur un vélo, en pleine Castille, rien à l’horizon à gauche, rien à l’horizon à droite, dernier village traversé il y a 5 km, prochain à 5 km, pas un arbre, pas un troupeau, vent fort de dos, donc seul …. et bien il faut que 3 mouches viennent vous enquiquiner pendant 5 minutes. Comment vous ont elle trouvé?

20/08 Non et non, il ne fallait pas prendre le train !!

Plein de choses ce jour.
D’abord, pas entendu l’iPhone qui était en mode silence. (pas encore le réflexe hispano italien de mettre la sonnerie à fond au cas où).
Départ 09h30. Suivi strict d’ El camino (sinon autoroute ou plus 100 km).
Toujours autant de pèlerins. Pied ou vélo.
Point positif par rapport à l’aller, ils sont de face et plus faciles à gérer. Surtout qu’ils pensent tous que je reviens de St Jacques, « i am the héros ».
Les difficultés linguistiques m’empêchent évidemment de lever l’ambiguïté.
Puis premier incident technique, perte du phare avant devant un garage qui me remet tout ça en deux minutes et me donne une médaille. « bon camino ».
Soudain, en qq minutes la température monte d’un coup (42 à 12h).
Premières erreurs du GPS qui me fait prendre tous les sens interdits à Burgos. (aller 30′ / ce jour 1h30!!). Arrêt à un restaurant … En grève.
Puis un vent terrible d’Est (c’est pas vrai!!!)se lève.
Arrêt à 15 km après Burgos dans une albergia. Ancien moulin qui associe colonie de vacances, bungalow touriste et qq chambres.
La température rebaisse en 1h de 20 degrés .
C’est avec la polaire que je dîne à 09h tapantes (coup de sifflet) entre la colonie (idem partout : un qui pleure, distribution médoc …), les vacanciers et deux touristes isolés dans une ambiance des plus bonne enfant.
Et à la fin surprise. Un des mono qui parle anglais et qui m’a servi d’interprète me demande de raconter mon voyage !! 2ème fois « i am the héros « .
Vraiment, il ne fallait pas prendre le train !!!

21/08 Départ 6° arrivée 38 !!!

Vent énorme toute la nuit qui se calme un peu le matin (j’avais envisagé de rester là si le vent restait aussi fort). Départ tardif (09h30), tous les convives d’hier soir déjeunant ensemble à 09h.
En plus on m’avait préparé une bonne part de tortilla aux poivrons comme « en cas ».
A peine 6 degrés, froid et brume dans toute la montée vers le barrage d’uzquiza, je ressort même les affaires de pluie. A la première descente, dans le brouillard, bruit bizarre à l’arrière . Je regarde un peu plus loin. Le pneu arrière est totalement usé et le ressaut se manifeste quand je suis sur la chape !!!
Direction belorado et la N120 que je voulais éviter.
A l’entrée, je vois 3 cyclos arrêtés à papoter devant une porte. C’est une artisan vélo ,de la taille et de l’âge de Géraldine, qui tient l’affaire.
Après s’être moquée gentiment de l’état du pneu, elle me somme d’enlever les sacoches (jamais fait aussi vite) et en moins de 3 minutes montre en main le pneu est changé et la roue dévoilée. 15 € !!. J’ai mis plus de temps à la remercier.
Donc ensuite gérer la fameuse N120. Je suit donc El camino.
Pendant près de 30 km, le chemin suit de façon quasi strictement parallèle la nationale, seulement séparée par la barrière de sécurité.
Je plains vraiment les marcheurs.
En vélo au pire 2 heures, pour eux, cela peut faire 2 jours !!
Au fait, comme pour la Loire à vélo l’an dernier, le fléchage est prévu pour un sens : on va à St Jacques, on descend la Loire !! Il n’y a que quelques fous qui vont dans l’autre sens.
Ici heureusement , il y a beaucoup d’ usagers, et si on a un doute, on voit bien au loin un pèlerin.
Puis déjeuner avec la tortilla alors que la chaleur monte d’un coup.
Et arrêt à navarette avant logrono (104km). Jolie petite ville.
Petit hôtel sur la place et dîner en face dans le 4 étoiles ou pour 12€ paella, entrecôte plus poivrons succulente, glace et rosé.
Demain on devrait s’approcher de pamplune traversée il y a 15 jours déjà.

22/08 Journée de samedi: 08h – 02h du mat fiesta !!

Départ 08h30, comme d’ab et toujours ce vent nord est.
Les infos depuis 3 jours ne parlent que de ça et de la canicule exceptionnelle de ces jours ci.

Même la grippe A et les médailles espagnoles passent après. (pas de nouvelles pour les français !!).
C’est en parcourant l’étape que les souvenirs de l’aller sont revenus.
C’est sûrement la plus dure niveau dénivelé.
J’ai retrouvé le distributeur fou de boissons. Et bien, ou que l’on choisisse, il ne donne que des kas citron, les pires.
Arrivée vers 18h au nord ouest de Pampelune dans un petit village (tient, un dernier quiz: autre nom de la ville et pourquoi ces deux noms?).
A l’hôtel, on veut bien me donner un chambre, tout en me prévenant que je ne dormirais pas beaucoup, que le repas ce soir c’est 10h et que la fête dure toute la nuit.
Ok. Repas 10h car avant « lâcher de vachettes » dans le centre. J’avais bien remarqué les grosses barrières en bois et dans mon tour de ville initial je me suis bien mis du bon côté. Les 3 vachettes sont tout de même assez conséquentes, les gens tous déchaînés pendant 20 minutes.
Puis en attendant le repas je me délecte d’une Aqua najanja énorme. Et après fête foraine trois orchestres locaux qui se succèdent pour l’animation. Les « jeunes » poursuivent une techno dans un local municipal fermé et surveillé. Couché tard (tôt) et donc pas de blog hier soir.

24/08 Voilà, c’est fini !!

3 semaines de balade en vélo, un peu plus de 2000 km, un objectif de départ un peu modifié, des rencontres riches et chaleureuses, des températures plutôt chaudes (mais très variables), du vent, la découverte d’ « el camino » et de tout ce qui l’entoure, la découverte de l’Espagne par l’intérieur, plein de souvenirs dans la tête.

Des regrets ?
ne pas avoir assez bien préparé la partie finale Portugal, ne pas avoir pris de vrai appareil photo, avoir encore pris trop de choses à transporter.

Merci à tous ceux qui ont lu ce petit blog et qui m’ont encouragé pendant ces 3 semaines.

(tout ceci est la retranscription du blog tenu « en direct depuis l’iPhone » pendant la randonnée et que vous pouvez retrouver sur ce lien, avec toutes ses fautes et tous les commentaires)

Publié par dominique

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